Institut des hautes études en aménagement et développement des territoires en Europe

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Le Conseil scientifique

Conseil scientifique 2017

Pierre Veltz   est ingénieur des Ponts et Chaussées et docteur en sociologie, ancien directeur de l’ENPC et de l’IHEDATE. Il a enseigné à l’École des Ponts et à Sciences Po. Après avoir dirigé la mission région capitale auprès du Secrétariat d’Etat de la région capitale, il a été jusqu’en octobre 2015 président directeur général de l’Etablissement public de Paris-Saclay, en charge de concevoir et de mettre en œuvre le projet de cluster. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur les rapports entre système productif et territoires, parmi lesquels : Mondialisation, villes et territoires, une économie d’archipel, PUF, (rééd. 2005) - La grande transition, Editions du Seuil, 2008, 260 p. - Paris, France, Monde. Repenser l’économie par le territoire, La Tour d’Aigues, Éditions de l’aube, 2012. Pierre Veltz   est président du conseil scientifique de l’Ihedate.


Nadine Cattan   est géographe, directrice de recherche au CNRS et directrice du LabEx DynamiTes à Paris. Nadine Cattan   conduit des travaux d’analyse du fonctionnement interactif des espaces métropolitains et réinvestit des champs théoriques relativement nouveaux : la mobilité en ce qu’elle conduit à produire de nouvelles représentations des territoires ; l’approche genrée en ce qu’elle permet de bousculer les compréhensions généralement binaires de l’espace des sociétés. Nadine Cattan   combine les acquis de l’analyse spatiale avec une démarche de constructivisme critique qui permet de débusquer les nouveaux objets hybrides et de changer radicalement de catégories de lecture.
Publications récentes : Cattan, N., Leroy, S., 2013, Atlas mondial des sexualités - Libertés, plaisirs et interdits, Paris, Editions Autrement - Berroir, S., Cattan, N., Decroly, J.M, Fleury, A., Guérois, M. (2009) Les mobilités internationales en Europe. Berlin, Bruxelles, Londres et Paris dans les nouveaux réseaux territoriaux, Géocarrefour, 84-3 - Cattan N., 2014 Repenser la territorialité. L’apport du croisement mobilité et genre, BSGL, 62, p.47-52.


Julien Damon   est professeur associé à Sciences Po, conseiller scientifique de l’École nationale supérieure de sécurité sociale (En3s), chroniqueur aux Échos et dirigeant de la société d’études et de conseils Éclairs. Il a été, en particulier, responsable de la Mission Solidarité de la SNCF, directeur des études à la Caisse nationale des Allocations Familiales (CNAF), chef du service Questions sociales au Centre d’Analyse Stratégique. Il a publié, notamment, Questions sociales : analyses anglo-saxonnes. Socialement incorrect ? (PUF, 2009), Villes à vivre (Odile Jacob, 2011), Les classes moyennes (PUF, 2013), Petit précis de culture économique (PUF, 2013), Les 100 mots de la ville (PUF, 2014), La sécurité sociale (PUF, 2015), 100 penseurs de la société (PUF, 2016). www.eclairs.fr


Laurent Davezies   est professeur titulaire de la Chaire « Economie et développement des territoires » au CNAM (Paris). Ses travaux de recherche portent sur les politiques régionales, les politiques urbaines et de développement économique local et les politiques financières publiques, aussi bien en France, dans les pays industriels que les pays en développement.
Il travaille en outre comme chercheur ou consultant indépendant pour des institutions françaises et étrangères -notamment Londres-, gouvernements portugais, suédois, danois... et aussi pour différents gouvernements (Belgique, Portugal, Danemark, Suède, Kazakhstan,…) et organisations internationales, notamment la Banque Mondiale, l’Union Européenne ou l’OCDE.
Parmi ses publications :
Le Nouvel Égoïsme territorial. Le grand malaise des nations, Seuil, mars 2015
La crise qui vient : la nouvelle fracture territoriale, Seuil, 2012
Laurent Davezies   et Magali Talandier  . L’émergence de systèmes productivo-résidentiels - Territoires productifs, territoires résidentiels, quelles interactions ? Documentation Française-CGET, Travaux n°19 - 2014
Laurent Davezies   et Thierry Pech, La nouvelle question territoriale. Note Terra Nova, Septembre 2014


Géographe, diplômé de l’Université Paris IV et du Cycle d’urbanisme de Sciences-Po, Olivier Denert est un spécialiste des questions d’inter-territorialité française et européenne sur lesquelles il travaille depuis près de 20 ans. Il est actuellement secrétaire général de la Mission Opérationnelle Transfrontalière (MOT), agence technique créée par le gouvernement français en 1997 qui intègre un centre de ressources. La MOT a pour objectif d’assister l’Etat et les collectivités territoriales frontalières pour une meilleure prise en compte des questions transfrontalières dans les politiques publiques, en privilégiant une approche intersectorielle et multiniveau. Elle fournit une expertise très spécialisée pour les questions de développement territorial, montages juridiques et institutionnels complexes et stratégies dans les contextes originaux et interculturels constitués par les territoires transfrontaliers.
Olivier Denert a écrit plusieurs articles sur les questions de la gouvernance transfrontalière, l’emploi transfrontalier et enfin sur le fait urbain transfrontalier dans des ouvrages collectifs et dans des revues professionnelles. Il a publié plusieurs ouvrages dont deux Atlas de la coopération transfrontalière (2001 et 2007, éd DATAR) et un relatif à la coopération transfrontalière sanitaire (2000, éd ENSP).


Diplômé de Sciences Po Paris en 1982, Philippe Estèbe   est également docteur en sciences politiques et en géographie depuis 1999. Spécialiste de l’aménagement du territoire, il exerce des activités de consultant, d’abord à la société de conseil (TEN), puis dans une filiale de la Caisse des dépôts et consignations consacrée au logement social (SCIC) ; il s’est aussi spécialisé dans l’aménagement urbain des quartiers populaires. Il passe deux ans (1992-93) à conduire l’évaluation nationale de la politique française de revitalisation des quartiers populaires (dite "politique de la ville), à la suite de il a occupé un poste de maître de conférence en géographie à Toulouse jusqu’en 2005. Il entre simultanément à Acadie, autre société de conseil et prend un poste d’enseignant à Sciences Po Paris à partir de 2000, puis deviens directeur de l’Institut des hautes études d’aménagement et de développement des territoires en Europe à partir de 2008 jusqu’en 2016. En 2012, il devient professeur associé au conservatoire national des arts et métiers (CNAM).
Publication récente : 2015, L’égalité des territoires, une passion française, Paris, PUF, collection Ville en débat, 96 pages.


Docteur en économie, ancien élève de l’ENSAE (École nationale de la statistique et de l’administration économique), Frédéric Gilli   est lauréat du prix du jeune urbaniste en 2010. Chercheur associé au Centre d’études européennes de Sciences Po où il enseigne, il est directeur associé de l’agence Campana Eleb Sablic, spécialisée dans l’accompagnement du changement.
Il est l’auteur d’articles et ouvrages sur l’organisation des systèmes productifs et la géographie de l’emploi. Il a notamment travaillé sur la géographie des filières industrielles et des chaînes de valeur dans le bassin parisien, sur l’organisation de la métropole parisienne et sur la gouvernance du grand Paris et réfléchit à la façon de dynamiser les projets économiques et urbains au moyen de processus participatifs plus performants (Territoires et innovation, La Documentation française, 2012).
Publication récente : 2014, Grand Paris : l’émergence d’une métropole, Paris, Presses de Sciences Po, collection Nouveaux Débats, 300 pages.


Elisabeth Grosdhomme Lulin   est directeur général de Paradigmes et caetera, société d’études et de conseil qu’elle a fondée en 1998, consacrée à la prospective et à l’innovation. Elle est aussi administrateur du groupe Elsan, leader français de l’hospitalisation privée, de l’école d’ingénieurs UniLaSalle, ainsi que de la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING) et de la Fondation pour l’Innovation Politique (Fondapol). Elle tient un blog sur son site www.paradigmes.com.


Ludovic Halbert   est docteur en géographie économique (Paris-1 Panthéon-Sorbonne), ancien élève de l’École Normale Supérieure, chargé de recherche au CNRS. Ses travaux portent sur la transformation des systèmes productifs (globalisation, informationnalisation, financiarisation) et les nouvelles géographies urbaines, notamment dans les métropoles. Ses travaux actuels portent sur l’impact de l’industrie de l’immobilier sur la production des villes contemporaines. Il travaille principalement sur les villes européennes (particulièrement la région parisienne) et les villes asiatiques (notamment Bangalore en Inde).
Publication récente : L’avantage métropolitain, Paris, PUF, 2010.


Marie-Christine Jaillet   est directrice de recherche au CNRS. Spécialiste de la ville, elle a mené de nombreux travaux sur la périurbanisation et en particulier sur les modes de vie pavillonnaires. Elle s’intéresse également à la "politique de la ville" et à la requalification des quartiers "en difficulté". Elle développe actuellement des réflexions sur les processus de métropolisation et leur impact sur l’organisation des modes de gouvernance urbaine. Après avoir dirigé un laboratoire de recherche pluridisciplinaire à l’Université de Toulouse 2, le LISST (Laboratoire Interdisciplinaire Sociétés Solidarités Territoires) associé au CNRS et à l’EHESS qui réunit des sociologues, des anthropologues et des spécialistes des études urbaines et assuré la vice-présidence du Conseil Scientifique de son Université jusqu’en avril 2012, elle travaille aujourd’hui au développement d’un Institut de la Ville à Toulouse et à la refondation du réseau français de recherche sur l’habitat et le logement (REHAL). Elle a été nommée à la présidence du Conseil de Développement de Toulouse Métropole. Elle a écrit de nombreux articles, dont plusieurs ont été publiés dans la revue Esprit et a contribué ou dirigé plusieurs ouvrages dont La nouvelle question urbaine, Editions PUCA, 1999 - Diversité sociale, ségrégation urbaine, mixité, Éditions PUCA, 2008.


Patrick Le Galès

Patrick Le Galès   est doyen de l’Ecole urbaine de Sciences Po, directeur de recherche CNRS au Centre d’études européennes de Sciences Po et Corresponding Fellow of the British Academy. À Sciences Po, il co-dirige le groupe de recherche « Cities are back in Town ». Il a été chercheur et professeur invité, notamment aux universités d’Oxford, de Milan Bicocca, au King’s college de Londres, à Ucla, au Max Plank Institute de Cologne, à l’Université de Sao Paulo, au Collegio de Mexico, Northwestern. Il a été le premier codirecteur scientifique de l’IHEDATE. Ses recherches comparatives portent sur les questions de gouvernance, d’action publique et de restructuration de l’Etat en Europe, sur la formation d’une société de marché, et sur les transformations des villes européennes et des grandes villes mondiales.
Publications récentes : Reconfigurating European states in crisis, Oxford University Press, 2017, Un monde à la carte, les villes des cadres supérieurs, PUF 2016- ; L’Etat recomposé, PUF, 2014 - L’instrumentation de l’action publique, Presses de Sciences Po 2014 - Sociologie de l’action publique, Colin, 2012 - Le retour des villes européennes, Presses de Sciences Po, 2011


Jacques-François Marchandise   est délégué général de la Fing, association qu’il a cofondée en 2000 et qui questionne les potentiels et les enjeux de la société numérique. Ses principaux travaux récents dans ce cadre portent sur les transformations de l’action publique (Questions numériques-Transitions), du travail et des organisations (Digiwork), de la ville et des lieux (Softplace), la consommation collaborative (Sharevolution), la transition écologique (Transitions2) ainsi que l’exercice de prospective annuel Questions numériques.
Il coordonne actuellement le projet de recherche de l’ANR Capacity (Fing-Telecom Bretagne-Rennes 2, 2015-2018), portant sur les réalités du pouvoir d’agir à l’ère numérique. Chercheur associé au CREAD (Rennes) et à l’Institut Mines Telecom, il enseigne à l’ENSCI (Humanités numériques) et à l’Université Rennes 2 (Territoires et numérique). Il est co-titulaire avec Milad Doueihi de la chaire de recherche du Collège des Bernardins « L’Humain au défi du numérique » (2015-2017).


Vincent Renard   est économiste, directeur de recherches au CNRS, spécialisé dans les questions d’économie foncière et immobilière. Il est conseiller à la direction de l’IDDRI (Institut du Développement Durable et des Relations Internationales – pôle fabrique urbaine) de Sciences Po. Longtemps animateur de l’Association des Études Foncières, il a développé des analyses comparatives d’économie urbaine en Europe et dans plusieurs pays d’Amérique Latine ou dans des pays « en transition », en particulier la Russie et la Chine où il effectue des missions pour l’ OCDE, l’Union Européenne, la Banque Mondiale… Il enseigne actuellement à l’Institut d’Études Politiques de Paris et à l’École Nationale des Ponts et Chaussées et ponctuellement dans plusieurs écoles et universités françaises et étrangères.


Nathalie Roseau est ingénieur des Ponts et Chaussées, architecte Dplg et docteur en urbanisme. Elle est professeur adjoint de l’ENPC, chercheur au laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés (CNRS, ENPC, UPEM) et ancienne directrice du mastère spécialisé Aménagement et Maîtrise d’Ouvrage Urbaine. Avant de s’engager dans la recherche, elle a exercé 10 ans, dans les domaines de la planification urbaine et régionale en Île de France (DREIF et DATAR) puis, comme architecte chef de projet au sein de la maîtrise d’œuvre architecturale d’Aéroports de Paris, en particulier sur les projets des aérogares 2F (chantier) et de Roissy 1 (rénovation). Ses recherches portent sur les dynamiques contemporaines des métropoles, les représentations urbaines et la question de l’infrastructure. Sa thèse de doctorat a porté sur l’influence de la mobilité aérienne sur la ville, élaborant une histoire architecturale et urbaine des aéroports de 1909 jusqu’à nos jours. Elle a codirigé et publié plusieurs programmes de recherche sur l’histoire de la culture aérienne, la gouvernance des grandes métropoles et actuellement sur l’histoire du Grand Paris, dans le cadre d’un programme collectif Inventer le Grand Paris. Elle a été professeur invitée au Politecnico di Milano.
Parmi ses publications : Paris C.D.G-1 (avec Paul Andreu, Editions B2, 2014), L’emprise du vol, De l’invention à la massification, Histoire d’une culture moderne (avec Marie Thébaud-Sorger, Eds, Metispresses, 2013), De la Ville à la Métropole, Les défis de la gouvernance (avec Christian Lefèvre   et Tommaso Vitale  , Eds, Préface de Pierre Mansat  , L’Oeil d’Or, 2013), Aerocity, Quand l’avion fait la ville (Editions Parenthèses, 2012)


Michel Savy   est ingénieur de l’École centrale et docteur d’État en sciences économiques, professeur émérite à l’Université Paris Est (École d’Urbanisme de Paris et École des Ponts - ParisTech), chercheur associé au laboratoire SPLOTT de l’IFSTTAR (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux).
Il est en outre membre du collège de l’ARAFER (Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières) et directeur de l’Observatoire des politiques et des stratégies de transport en Europe (https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/lobservatoire-des-politiques-et-strategies-transport-en-europe ). Il a été avec Patrick Le Galès   le premier codirecteur de l’IHEDATE. Ses travaux portent sur l’économie et la politique des transports et l’aménagement du territoire.
Publications récentes :
Freight Transport and the Modern Economics, avec June Burnham, Londres, Routledge, 2013.
Nouveaux lieux, nouveaux flux. Les mobilités de l’avenir, Paris, Odile Jacob, 2015.
Les Marchandises dans la ville (avec Laetitia Dablanc   et Pierre Veltz  ), Paris, Fondation Terra Nova, 2017.
Le Transport de marchandises. Economie du fret, management logistique, politique des transports, Lausanne, PPUR, 2017.


Martin Vanier   est géographe, professeur à l’Ecole d’urbanisme de Paris (U-PEC) et consultant chez Acadie depuis 2009. Après une thèse consacrée à l’industrie de la bonneterie à Troyes (1988), ses travaux ont porté sur la géographie urbaine, les métropoles et les espaces périurbains. Il a enseigné à l’Institut d’Urbanisme de Lyon (1991-1997), à l’Université du Québec à Montréal (1998), et à l’université de Grenoble-Alpes (Institut de géographie alpine, 1999-2016). Il a cofondé l’UMR PACTE à Grenoble et dirigé son laboratoire « Territoires » (2003-2007). Il a été le conseiller scientifique du dernier programme de prospective de la Datar (CGET), « Territoire 2040 ». Il est particulièrement sensible aux questions de prospective d’une part, de gouvernance d’autre part.
Derniers ouvrages parus : Demain les territoires. Capitalisme réticulaire et espace politique. Editions Hermann, 2015 – Franck Scherrer (dir.), Martin Vanier  , Villes, territoires, réversibilité, éditions Hermann, 2012.


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