Exemples de recherches:
  • enfant étranger : les textes contenant «enfant» et/ou «étranger»
  • +enfant étranger : les textes contenant obligatoirement «enfant», éventuellement «étranger»
  • "enfant étranger" : les textes contenant exactement la séquence «enfant étranger»
S’identifier 🔒

Cycle Mob 2019-2020

2019 / 2020

Le cycle des hautes études « Territoires et mobilités » est organisé avec le soutien de France Mobilités. Son objectif est de créer une culture commune entre des acteurs venus d’horizons professionnels différents, mais appelés à travailler ensemble pour améliorer les mobilités, à diverses échelles. Le cycle propose une approche systémique des mobilités, des personnes comme des biens, en mettant l‘accent sur leur dimension territoriale, c’est-à-dire en explorant les liens réciproques entre aménagement et gestion des territoires d’un côté, pratiques et politiques de mobilité de l’autre.
Dans le nouveau cadre créé par la LOM, il s’agira de déployer la variété des innovations, techniques mais aussi organisationnelles et servicielles, émergeant dans le champ des mobilités, et d’identifier les opportunités et les risques que ces innovations créent pour les territoires, dans leur diversité. L’urgence écologique, les changements dans les attentes sociétales et les technologies numériques créent un contexte d’exigences et d’incertitudes qui exclut toute solution-miracle (notamment technologique). Ce contexte appelle une posture d’ouverture et d’expérimentation, dont le cycle se fera l’écho.
Alors que le mouvement social de 2018 a accéléré la prise de conscience des inégalités socio-spatiales qui découlent directement des conditions d’accessibilité offertes sur les territoires, la question de la valorisation sociale et culturelle des mobilités sera posée. Car l’appréciation globalement positive du mouvement, de la fluidité et de la vitesse ne va plus de soi. Elle divise la société, comme en témoigne par exemple la multiplication des conflits autour des grands projets d’infrastructure. Si la mobilité est généralement considérée comme un droit, étant la condition d’accès à la plupart des activités sociales, comment gérer la tension entre ce droit et l’urgence écologique ? Quel sera son impact sur les dynamiques et les divisions territoriales ?
Pour aborder ces vastes questions, le cycle fera appel aux meilleurs experts. Mais il cherchera aussi à valoriser la diversité des points de vue et des expériences apportées par les auditrices et auditeurs, en constituant un lieu d’apprentissage collectif, pour des mobilités plus sobres, plus sûres et plus inclusives.

Programme du cycle « Territoires et mobilitès » 2019-2020
PDF - 1.2 Mo
Télécharger
  • Conférence inaugurale Mercredi 6 novembre Paris La séance inaugurale accueille la nouvelle promotion autour de la ministre des Transports, Élisabeth Borne, et de la marraine de la promotion, Anne-Marie Idrac, haute représentante pour le Développement des véhicules autonomes, le Accès restreint 🔒
  • Session 1Les nouveaux paradigmes de la mobilité Du 28 au 29 novembre Bordeaux Jean-Marc Offner a-urba François Poupard Région Nouvelle Aquitaine Des transports aux mobilités, de la LOTI de 1982 à la LOM de 2019 : le changement de vocabulaire souligne le changement de paradigme. Il s’expérimente sous deux grandes contraintes : l’impératif de décarbonation, central dans un champ qui reste particulièrement dépendant des énergies fossiles, et les basculements socio-économiques induits par le numérique, qui bousculent les acteurs et les filières.
    Les métiers du transport étaient des métiers d’objets et d’infrastructures, ils deviennent des métiers de service et de gestion d’évènements ; l’automobile et le transport collectif étaient deux mondes séparés. L’avenir est à une vision systémique intégrant les divers modes, de manière à répondre à une demande globale, intermodale, de manière flexible et individualisée. Cette même exigence s’applique aux marchandises, et redéfinit les schémas logistiques. Cette première session présentera l’état des lieux des caractéristiques et performances des différents modes. Elle abordera aussi la question des usages, en montrant comment les pratiques de mobilité s’insèrent à la fois dans des modes de vie, des imaginaires fortement différenciés (selon les revenus, les âges, les ancrages territoriaux) et dans des organisations socio-économiques en forte évolution. Elle soulignera enfin le rôle décisif des territoires qui constituent aujourd’hui les laboratoires, à l’échelle des nouveaux paradigmes en émergence.
  • Session 2Gouvernance, régulations et financement des mobilités Du 19 au 20 décembre Paris Philippe Duron Ihédate, COI Caroline Gallez IFSTTAR La gouvernance des systèmes de transports articule une dimension nationale (et européenne) avec une couverture jusqu’ici très partielle du territoire par des autorités organisatrices décentralisées. Dans un contexte d’approche plus systémique et de recherche d’une cohérence accrue des régulations à l’échelle des bassins de vie, la session présentera et interrogera les nouveautés de la LOM, en la replaçant dans son contexte historique. Elle s’attachera également au rôle de l’Europe (politiques de concurrence, mais aussi réseaux trans-européens, interopérabilité) et situera le modèle français par rapport à celui de grands pays voisins. Enfin, les politiques spécifiques nécessitées par le changement de paradigme écologique seront mises en débat, tels que la progressivité des politiques tarifaires, normatives et fiscales permettant de passer d’un équilibre ancien à un équilibre nouveau ; la prise en compte des dimensions sociales et des critères d’équité ; les modes de financement des transports collectifs ; la planification et la programmation des infrastructures, ainsi que la tarification de leur usage, les expérimentations et les conditions de leur généralisation.
  • Mission d’étude Du 29 au 31 janvier 2020 Suisse Michel Savy Université Paris-Est La Suisse est un pays aux fortes spécificités dont le système de transport présente plusieurs traits remarquables pour des auditeurs français. Ce voyage sera l’occasion de mieux comprendre le mode de planification des infrastructures et des services de transport (route, fer), selon une orientation affichée de transition écologique et d’aménagement du territoire, avec des financements pérennes et dans le cadre d’un système fédéral où chaque canton a une grande autonomie. La politique ferroviaire dans son ensemble se démarque fortement de la politique française : fondée sur le rejet du principe du TGV mais sur le développement du « cadencement », elle se caractérise par l’explosion du trafic suburbain, la multiplicité des entreprises ferroviaires à l’intérieur d’un réseau intégré et le maintien d’une part modale substantielle pour le fret. Les transports publics urbains, pensés en lien avec les politiques d’aménagement, présentent une forte intensité d’utilisation et une haute qualité de service. En matière de fret, le traitement du transit international (ferroviaire et routier) a fait l’objet d’un référendum d’initiative populaire (la votation dite « Initiative des Alpes »). Les pratiques logistiques écologiques des grands distributeurs méritent également l’attention. L’ensemble de ces pratiques est favorisé par des liens étroits entre universités et grandes écoles et monde professionnel et politique, avec un fort investissement dans le « high tech ».
  • Session 3Les mobilités du quotidien en zones denses Du 5 au 6 mars 2020 Laetitia Dablanc IFSTTAR Jean Coldefy TRANSDEV La question des mobilités du quotidien se pose de manière très différente en région parisienne, dans les cœurs d’agglomération, souvent équipés en transports en commun, dans les vastes nappes périurbaines et dans les zones très peu denses et faiblement habitées. Cette session traitera des cœurs d’agglomération et des premières couronnes denses. Elle abordera les problématiques des déplacements de personnes mais aussi de marchandises. Deux biens sont stratégiques pour l’avenir des déplacements urbains. D’une part l’information, condition d’une intermodalité fluide et dont la maîtrise est un enjeu crucial pour apporter une réponse intégrée aux besoins de mobilité. D’autre part, l’espace public et la voirie (comment réguler le stationnement, requalifier les voies, restreindre l’accès aux centres urbains ?). Cette session tentera d’évaluer les perspectives offertes par les nouvelles pistes technologiques, par le renouveau des mobilités actives et les évolutions réglementaires et tarifaires. Elle donnera une place importante à la révolution du e-commerce, qui bouleverse l’usage des espaces publics, redessine l’appareil commercial et ses emplois, soulevant des problèmes environnementaux et sociaux non résolus à ce jour.
  • Session 4Les mobilités du quotidien hors des zones denses et l’avenir de la voiture Du 9 au 10 avril 2020 Anne Aguilera Laboratoire Ville Mobilité Transport Christophe Midler Académie des technologies Cette session mettra le projecteur sur les zones peu denses, dans leur grande diversité et dans les différentes échelles qu’elles engagent (comprenant l’accès aux cœurs des agglomérations). La crise sociale des derniers mois a alerté sur la situation des territoires où une urbanisation trop lâche et dispersée a créé une dépendance (multi)automobile de plus en plus coûteuse pour les ménages. Le potentiel des solutions alternatives à la voiture individuelle dans ces zones, qu’il s’agisse de transports collectifs, de modes actifs de déplacement ou de transports partagés sera examiné. On soulignera l’absence de solutions-miracles et la nécessité de réfléchir spécifiquement aux diverses configurations locales, ainsi qu’à l’articulation des politiques de mobilité avec l’ensemble des politiques d’aménagement.
    La session sera l’occasion de sortir de la guerre idéologique entre l’automobile, chargée de tous les maux, et les solutions collectives, parées de toutes les vertus. Une séquence sera consacrée à l’avenir de l’auto, du point de vue technologique (autonomie, connectivité, électrification) mais aussi et surtout du point de vue des nouveaux modèles économiques privilégiant l’usage sur la possession, envisagés et expérimentés par les acteurs de la filière automobile, dans leur confrontation avec les GAFAM. 
  • Session 5Les mobilités de longue distance Du 28 au 29 mai 2020 Barbara Dalibard Société internationale de télécommunication aéronautique (SITA) Alain Sauvant Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST) La session abordera les mobilités de longue distance terrestres (avenir de la grande vitesse ferroviaire, des lignes secondaires, des bus à longue distance), aériennes (notamment sous l’angle des enjeux de la décarbonation) et maritimes (le transport de fret comme colonne vertébrale de la logistique mondialisée, mais aussi le développement du tourisme de croisières). Ces sujets seront replacés dans leur contexte global, celui d’une circulation croissante des personnes pour le tourisme, les affaires, de migrations temporaires et réversibles se substituant en partie aux flux migratoires traditionnels, et celui de l’échange intensif à longue ou très longue distance de composants matériels et de produits entrant dans des chaînes de valeur globalisées. Les scénarios possibles (et en partie engagés) de rétraction de ces chaînes de valeur logistique et de limitation, volontaire ou non, des flux de personnes seront envisagés, tout comme des scénarios alternatifs portant par exemple sur la substitution des télécommunications aux déplacements physiques, la globalisation économique par les données et/ou la relocalisation spatiale des systèmes productifs à proximité des marchés de consommation.
  • Ateliers & séance finale Du 24 au 26 juin 2020 Florent Le Nechet Université Paris-Est Marne-la-Vallée Les ateliers se tiennent en groupes restreints. Ils déclinent une problématique située, proposée à la réflexion des auditeurs par un organisme ou une collectivité partenaire. Il est demandé aux auditeurs de fournir dans ce cadre un travail collectif original qui fait l’objet d’une restitution lors de la séance finale.